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Le Perreux terre de cinéma

Interview du réalisateur Philippe Lioret

Catégorie : Culture

À partir du mois d’octobre et pour plusieurs semaines, le septième art s’invitera au sein de notre commune à travers le tournage de 16 ans, le prochain long-métrage du réalisateur perreuxien Philippe Lioret, auteur de plusieurs films à succès. Une aventure cinématographique qui recèlera une saveur locale, un casting pour apparaître comme figurant dans le film ayant été proposé aux Perreuxiens. Le Perreux Magazine a rencontré Philippe Lioret. Il nous parle de son prochain film et de sa façon de travailler sur un tournage.

Le Perreux Magazine : Pourquoi vouloir revisiter Roméo et Juliette et pourquoi avoir choisi Le Perreux comme lieu de tournage ?

Philippe Lioret : Il y a quelques années, j’ai tourné un film (Je vais bien, ne t’en fais pas ) à Vigneux, une petite ville de la banlieue sud de Paris où j’ai ai été frappé par une mixité singulière : le centre-ville, le grand lycée… à un bout de l’avenue, les boucles de la Seine et ses grandes et belles maisons, et à l’autre bout, la ville voisine où se dressaient les tours immenses des logements sociaux. Le lycée était alors le seul endroit où ces deux mondes cohabitaient.

Je me souviens d’un soir où, à un arrêt de bus, une jeune fille des quartiers populaires et un jeune garçon qui semblait venir de l’autre bout de l’avenue s’embrassaient fiévreusement. Puis le bus est arrivé, elle est montée dedans et lui est reparti vers son beau quartier. Quelque chose dans leur fièvre et leur détresse m’a fait penser à Roméo et Juliette qui n’est pas la meilleure pièce de Shakespeare, mais est certainement sa plus emblématique et sa plus connue. La revisiter aujourd’hui, le faire d’une façon réaliste et surtout pas théâtrale m’a paru être une bonne idée.

Quant à l’endroit où il se passe, je suis quasiment né au Perreux, j’y ai grandi et y vis encore aujourd’hui. J’ai donc écrit 16 ans en me référant à des décors que je connais : le Centre des bords de Marne, le lycée Paul Doumer, l’avenue Pierre Brossolette, ses commerces et ses cafés, les belles maisons des bords de Marne, puis le Pont de Bry et la côte de Champigny qui mènent les bus vers les quartiers populaires. Tout y était.

 

LP : On ne mesure pas toujours très bien la dose de travail en matière de logistique qu’implique le tournage d’un long-métrage. Pouvez-vous l’expliquer aux Perreuxiens en quelques mots ?

PL : Les préparations artistiques et logistiques d’un film sont toujours conséquentes. Tourner un film coûte cher et tout doit être préparé et envisagé pour que les choses avancent. Par ailleurs, les films que je fais, même s’ils sont je crois tournés vers les spectateurs, n’ont pas vocation à concurrencer commercialement les « grosses comédies »  et sont par conséquent beaucoup moins bien financés que celles-ci. Alors c’est comme dans tous les métiers : moins il y a d’argent, plus c’est compliqué et plus il faut travailler, inventer et réinventer, trouver sans cesse des solutions sans que le film perde sa ligne de force. Je suis pour ça entouré de gens fidèles et compétents : Antoine Théron (directeur de production), Julie Belthoise (régisseuse générale) et Laure Monrréal (première assistante réalisateur) abattent un travail énorme qui va toujours dans le sens du film. Il faut dire que cette fois, nos partenaires, l’équipe municipale qui entoure Madame le Maire, Christel Royer, Michel Lefeivre, directeur du CdbM, ainsi que Madame Yousfi, proviseure du lycée Paul Doumer, nous aident beaucoup et se mettent en quatre pour que ce film – tourné presque exclusivement au Perreux – se fasse dans les meilleurs conditions. Merci à eux et aussi à tous les Perreuxiens qui vont participer au tournage

Crédit photo : Visual

Un mot sur Philippe Lioret

Philippe Lioret réalise son premier long-métrage, Tombés du ciel, en 1993, mettant en scène Jean Rochefort. De ce point de départ, il a ensuite réalisé plusieurs films posant un regard sur la famille, la société et ses enjeux, comme Je vais bien, ne t’en fais pas (2006) ou encore Welcome (2009). En 2019, Philippe Lioret a réalisé le téléfilm Paris-Brest.

 

 

Posté le 31 Août 2020
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