“Obtenir rapidement satisfaction”
Gilles Carrez, est, avec trois autres maires de communes avoisinantes, à l’origine de l’ACTEP pour que le territoire de l’est parisien ne soit plus oublié des grands projets de développement de l’État. Il nous retrace la genèse de cette aventure et les enjeux qu’elle porte en elle.
Pourquoi avoir créé l’ACTEP ?
Gilles Carrez : Voici trois ans, avec mes trois collègues maires de Montreuil, Noisy-le-Grand et Vincennes, nous avons fait un constat commun : notre partie est de l’agglomération parisienne, située entre, à l’ouest Paris, à l’est Marne la Vallée, au nord la Plaine Saint-Denis et Roissy, au sud Orly et Créteil, se trouve être un peu oubliée par les grands investissements publics, par les projets de développement, par l’implantation d’entreprises. Comment donc s’y prendre pour mieux faire reconnaître notre territoire, le valoriser, le promouvoir ? Bien qu’appartenant tous quatre à des sensibilités politiques différentes (communiste, socialiste, RPR, UDF), nous avons décidé d’unir nos efforts et de travailler ensemble dans l’intérêt des habitants de notre territoire. Et nous avons créé l’ACTEP. Un an après, le succès dépassait nos espérances, puisque treize autres villes nous avaient rejoints, et nous pouvions compter sur le soutien de la Région d’Ile-de-France et de nos deux départements du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. L’État également, très intéressé par notre démarche intercommunale dans une région qui souffre trop des égoïsmes locaux nous a apporté son appui.
Quelles sont les priorités de l’ACTEP ?
Gilles Carrez : Nous avons commencé par élaborer un diagnostic des forces et faiblesses de notre territoire, à partir duquel nous avons défini nos priorités d’action, au nombre de quatre :
• Le développement économique pour réduire le déséquilibre dont nous souffrons entre l’habitat et l’emploi.
• Les transports, collectifs ou routiers, avec par exemple l’achèvement de la ligne de rocade entre le Trans Val-de-Marne et le tramway de Seine-Saint-Denis, ou encore le doublement de l’A4 – A86 au niveau de Joinville.
• La formation, dans un secteur qui ne compte pratiquement aucun établissement d’enseignement post baccalauréat. Nous nous battons pour obtenir aussi l’implantation d’un lycée international.
• L’environnement, avec la valorisation de nos bords de Marne, la réalisation de circulations douces à travers nos communes et la mise en réseau des multiples parcs et espaces verts que comptent nos dix-sept communes.
L’ACTEP permet aux élus des dix-sept villes de mieux se connaître, d’apprendre à travailler ensemble dans le cadre de nos réunions mensuelles, bref, de créer un climat de confiance pour mieux défendre nos projets.
Quelle est la place du Perreux dans l’ACTEP ?
Gilles Carrez : Il est certain que, faute de terrains disponibles, le Perreux n’est pas en mesure d’accueillir de grandes opérations d’aménagement. En revanche, la ville est très attractive par son environnement et par son type d’habitat. Dans le choix d’implantation des grandes entreprises sur les pôles comme Noisy - Bry, Fontenay ou Montreuil, qui font partie de l’ACTEP, nous pouvons offrir au personnel, par exemple les cadres, une qualité d’habitat et de services tout à fait comparable avec l’ouest parisien. Et cela compte beaucoup pour emporter la décision.
D’autre part, je m’implique personnellement dans la promotion de projets qui nous sont communs dans le domaine des transports ou de la formation. « L’union fait la force » et mes seize collègues et moi-même, espérons, maintenant que notre association est bien reconnue au niveau de l’Ile-de-France, obtenir rapidement satisfaction pour tel ou tel de nos projets. Ainsi, la prochaine négociation du nouveau contrat de Plan état-Région d’Ile-de-France va être une étape décisive pour faire valoir nos légitimes demandes.
L’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien
